À l’heure de la mondialisation, les procédures judiciaires impliquent souvent des parties qui parlent des langues différentes.
Qu’il s’agisse d’une déposition, d’un procès ou d’une médiation, il est essentiel de disposer d’un interprète judiciaire compétent pour garantir une communication efficace et une procédure équitable.
Voici quelques conseils pour travailler avec des interprètes judiciaires à distance :

  1. **La préparation est essentielle** :
– Partagez les documents à l’avance** : Fournissez à l’avance à l’interprète tous les documents, pièces à conviction ou dossiers pertinents.
Cela lui permet de se familiariser avec le contexte et la terminologie.
Fournissez les documents suffisamment à l’avance pour que l’interprète ait le temps d’étudier le sujet et de vous poser des questions si nécessaire.
– Briefing de l’interprète** : Prévoyez une réunion d’information avant la séance pour discuter des spécificités de l’affaire, des difficultés potentielles et de tout sujet sensible.
Clarifiez le rôle de l’interprète.
L’interprète doit confirmer qu’il respectera les règles de son métier, telles que la confidentialité.

  1. **Configuration technique** :
– Testez la technologie** : Assurez-vous que toutes les parties (avocats, clients et interprètes) ont testé leur équipement audio et vidéo.
Une connexion internet stable est essentielle.
– Choisissez la bonne plateforme** : Utilisez une plateforme de vidéoconférence fiable qui prend en charge les fonctions d’interprétation.
Zoom, Microsoft Teams et WebEx sont des choix populaires.

  1. **Pendant la session** :
– Parlez clairement et lentement** : Enoncez vos mots et évitez de parler trop vite.
Faites une pause après chaque phrase pour permettre à l’interprète de transmettre le message avec précision.
– Utilisez des segments courts** : Reformulez les phrases longues et complexes en phrases plus courtes.
Cela permet de maintenir la précision et d’éviter la surcharge d’informations.
Évitez de faire une pause au milieu d’une phrase, car certaines langues ont besoin d’entendre toute la phrase avant de commencer à interpréter (c’est particulièrement vrai pour les langues à verbe final comme le japonais et l’allemand).
– Évitez les conversations parallèles** : Rappelez à tous les participants qu’ils doivent s’abstenir de toute conversation latérale pendant que l’interprète interprète.
– Le défi : il faut beaucoup de discipline pour s’arrêter et attendre l’interprétation.
Contrairement à l’interprétation judiciaire en personne où le mode d’interprétation simultané (ou chuchotage) est utilisé avec la traduction consécutive et la traduction à vue, seul le mode d’interprétation consécutif est utilisé par téléphone ou par vidéo à distance.

  1. **Sensibilité culturelle** :
– Soyez conscient des différences culturelles** : Comprenez que les interprètes peuvent venir d’horizons culturels différents.
Respectez leur expertise et leurs nuances culturelles.
Par exemple, la longueur d’une phrase n’est pas toujours la même dans chaque langue.
Parfois, l’interprète devra parler plus ou moins longtemps pour transmettre votre message dans l’autre langue.

  1. ** Utilisez un langage clair et simple**
  • Qu’est-ce que le langage clair ?
Plain Language par le NCSC, National Center for State Courts (Centre national pour les tribunaux d’État)
Le langage simple est une écriture claire et directe qui peut être comprise par tous.
Les tribunaux ont le devoir de communiquer clairement et efficacement avec les usagers.
La simplicité, la clarté et la transparence sont essentielles pour promouvoir la confiance du public dans le système judiciaire.
Des formulaires, ordonnances et autres documents compréhensibles aident le public à utiliser les tribunaux de manière efficace et à améliorer l’accès à la justice.
L’utilisation d’un langage clair et simple peut aboutir à un meilleur résultat pour toutes les parties, en plus de tous les avantages mentionnés ci-dessus.
– Évitez le jargon et les expressions idiomatiques** : Simplifiez le jargon juridique et évitez les expressions idiomatiques ou les références culturelles locales.
Il peut être difficile de les interpréter avec précision.

  1. **Rétroaction après la session** :
– **Débriefing avec l’interprète** : Après la session, discutez avec l’interprète des problèmes ou des améliorations à apporter.
Son retour d’information est précieux pour les interactions futures.
– **Évaluer le processus** : Évaluer l’efficacité globale du processus d’interprétation à distance.
Identifiez les points à améliorer.

N’oubliez pas qu’un interprète compétent comble les lacunes linguistiques et garantit à toutes les parties un accès égal à la justice. Ce sont des « officiers de justice » qui connaissent bien l’environnement et les procédures judiciaires. Traitez-les comme des partenaires essentiels dans le processus juridique ! 🌟

Nous vous remercions de votre attention.

Équipe d’interprétationjudiciaire et à distance

LE PONT TRANSLATIONS LLC

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